Casque Airoh Aviator Ace 2 : deux essais, un point faible

Testé par Motoblouz sur deux sorties tout-terrain, le casque Airoh Aviator Ace 2 séduit par sa ventilation mais laisse deux défauts à surveiller.

Ce que la pièce a été amenée à encaisser

C'est à l'occasion du lancement presse de la BMW F 450 GS que Rodolfo, testeur pour Motoblouz, a chaussé l'Airoh Aviator Ace 2 pour la première fois, avant de le remettre sur la tête quelques semaines plus tard lors d'une sortie de découverte de la Kawasaki KLE 500 SE. Deux terrains, deux motos, la même coque en carbone 6K qui composait la promesse initiale : un poids record de 1 190 grammes, obtenu grâce à un tissage plus large qui allège la coque sans sacrifier la rigidité annoncée par Airoh. À l'intérieur, la structure ASN, un maillage 3D placé entre la tête et la mousse polystyrène, autorise un léger glissement lors d'un choc plutôt qu'un blocage sec, une technologie que la marque italienne généralise sur sa gamme haut de gamme. La fermeture double D-ring et l'écran amovible à vis plastique complètent un casque pensé pour l'usage tout-terrain plus que pour la route.

Ce qu'en disent ceux qui l'ont porté

Sur les deux sorties, la ventilation est le point revenu le plus souvent dans le compte-rendu de Rodolfo, qui décrit une sensation d'aération jugée extrêmement agréable et libératrice une fois la vitesse prise, un critère qui compte doublement en tout-terrain où la température corporelle grimpe vite dans les portions techniques. La finition mate et la qualité d'assemblage ont aussi marqué l'essayeur, qui dit avoir confiance dans la solidité du casque dès la prise en main. Freenduro, de son côté, replace l'Aviator Ace 2 dans un mouvement plus large : pour 2026, Airoh a fait basculer l'ensemble de son catalogue cross et enduro vers la norme d'homologation ECE 22.06, la plus récente, un choix qui concerne aussi bien l'Ace 2 que les modèles d'entrée de gamme de la marque. Le rembourrage intérieur, jugé confortable sur une journée complète de roulage, n'a pas provoqué de points de compression selon le retour du testeur.

Le point faible

Deux détails ternissent le tableau. Les vis en plastique qui maintiennent l'écran amovible se déforment facilement dès qu'on serre un peu fort, un défaut mécanique qui oblige à surveiller le couple de serrage à chaque changement d'écran. Sur route, l'isolation phonique reste insuffisante pour un usage mixte : Rodolfo recommande des bouchons d'oreilles dès que le trajet s'allonge sur route, le casque étant pensé pour le tout-terrain et non pour l'usage routier prolongé. Le rembourrage, s'il tient la journée, reste également moins épais que sur un casque intégral classique, un compromis logique compte tenu du poids visé mais qui mérite d'être connu avant l'achat, surtout pour un pilote habitué à des casques routiers plus enveloppants.

À qui il convient, et à quel prix

Le prix public conseillé s'établit à 469,99 euros chez Dafy Moto, mais les tarifs observés chez les revendeurs spécialisés descendent nettement en dessous selon le coloris : autour de 390 euros chez Dafy Moto en promotion, et entre 331 et 400 euros chez iCasque ou sur les comparateurs comme Idealo pour certaines teintes. Rodolfo conclut à une note de 3,8 sur 5, un résultat qui situe l'Aviator Ace 2 comme un choix solide pour l'enduriste ou le motocrossman qui veut un casque léger, bien ventilé et raisonnablement tarifé, plutôt que pour le motard qui cherche un seul casque à la fois pour la route et pour le terrain. Pour qui roule exclusivement en sous-bois ou sur terrain homologué, la note manquante tient surtout aux deux réserves déjà relevées, pas à la sécurité du produit.


Sources : Motoblouz, Freenduro, Dafy Moto

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